TECHNOLOGIES

Cyberdépendance n,f. :

Dépendance caractérisée par l’incapacité de contrôler le temps alloué à des activités reliées à Internet, et qui s’accompagne le plus souvent de symptômes dépressifs et d’isolement.

Utilisation problématique d’internet n.f.: 

L’utilisation problématique d’internet est une utilisation excessive, sans considération pour le temps qui y est passé, et ayant des impacts aux niveaux physique, psychologique ou social, ainsi que des impacts négatifs lors de la non-utilisation ainsi qu’un un effet de tolérance (Beard et Wolf, 2001 et Block, 2008 dans Mathieu, 2016, p.2).

Statistiques :

Il y avait, en mars 2011, en Amérique du Nord, environ plus de 272 millions d’utilisateurs d’Internet. En Europe, le taux de prévalence de l’utilisation problématique de l’internet vacille entre 1% et 6% en 2009 alors qu’aux États-Unis en 2012 le taux serait de 0,9% à 4%.

Selon une étude menée en 2016-2017, 74 % des adolescents canadiens (12-17 ans) passaient plus de deux heures par jour devant un écran.

Dans la même étude, 24 % des enfants canadiens (5-11 ans) passaient plus de deux heures par jour devant un écran.

%

12-17 ans

%

5-11 ans

Selon une seconde étude menée en 2019, 94,58% des élèves du secondaire disposaient d’un appareil permettant d’envoyer ou de recevoir des textos. Chez les élèves du primaire, c’était 76,97% qui possédait l’appareil.

%

Secondaire

%

Primaire

Nombre d’années requise pour atteindre 50 millions d’utilisateurs

Ce tableau, tiré du livre Parents dans un monde d’écrans, représente bien la rapidité avec laquelle les technologies ont pris de l’ampleur au cours des dernières années. Cela explique facilement comment ces technologies font partie intégrante de notre vie à présent.

Transporteurs aériens

68 ans

Automobiles

62 ans

Téléphones

50 ans

Électricité

46 ans

Cartes de crédit

28 ans

Télévisions

22 ans

Guichets automatiques banquaires

18 ans

Ordinateurs

14 ans

Téléphones cellulaires

12 ans

Internet

7 ans

iPod

4 ans

YouTube

4 ans

Facebook

3 ans

Twitter

2 ans

Pokémon Go

19 jours

Cyberdépendance, vraiment?

Le terme cyberdépendance est de plus en plus utilisé. Si l’on regarde les statistiques citées plus haut, nous pouvons avoir l’impression que le terme est utilisé à outrance. Il n’est d’ailleurs pas rare que l’on entende quelqu’un nommer être soi-même cyberdépendant ou encore le dire d’un proche. Cependant, un terme plus approprié serait l’utilisation problématique de l’internet. Cette utilisation problématique peut être graduée de niveaux allant de léger à sévère. De plus, l’usage de cette appelation amène moins de stigmatisation que le terme cyberdépendance.

 

Jeux vidéos n.m. :

Œuvre audiovisuelle interactive et ludique dont le contenu est programmé et diffusé sur un support de stockage qui en permet l’affichage sur un écran, où le joueur contrôle l’action qui s’y déroule, à l’aide d’un périphérique de jeu, dans un but de divertissement ou de compétition. (OQLF)

Statistiques :

En 2018, 61% des Canadiens se considèrent comme des adeptes de jeux vidéo. Contrairement aux idées reçues, 50% sont des joueuses et 50% sont des joueurs et l’âge moyen de l’individu qui joue aux jeux vidéos est de 39 ans. De plus, les individus consacrent, en moyenne, 10 heures par semaine aux jeux vidéos.

%

Se considèrent adeptes

La Loi de l’effet appliquée à l’utilisation des jeux vidéo

La loi de l’effet peut être appliquée à l’utilisation des jeux vidéo de la même façon qu’à l’usage de substances. Ces éléments qui rendent le jeu vidéo addictif sont présentés ici selon les différentes composantes de la loi de l’effet :

Le jeu

Gains progressifs

Ce système est de plus en plus présent dans les jeux vidéo et est créé pour inciter les joueurs à se connecter au jeu régulièrement. Par exemple, le joueur pourrait obtenir une récompense s’il se connecte plusieurs jours de suite. Cependant, s’il omet de se connecter une journée, il doit recommencer le processus au début (jour 1). Cela amène alors le joueur à vouloir se connecter quotidiennement au jeu afin d’avoir accès aux récompenses.

Interdépendance des joueurs

Certains jeux offrent des défis grandement valorisant. Cependant, ceux-ci doivent être relevés en groupe puisqu’il est impossible d’y arriver seul. Cela fait qu’un joueur peut alors se sentir obligé de se connecter pour aider ses coéquipiers dans l’accomplissement de certaines quêtes. Les compagnies de jeux vidéo misent sur l’interdépendance des joueurs afin d’accroître la quantité de joueurs sur leurs serveurs.

Impression de toujours devoir être connecté

Un autre élément que les compagnies de jeux vidéo mettent en place pour inciter les joueurs à être connectés plus souvent, plus longtemps, est l’utilisation d’événements spéciaux. Ces événements d’une durée limitée sont sporadiques et uniques. Si le joueur n’est pas disponible lors de l’événement, il passe à côté de celui-ci, mais surtout des récompenses liées. Cela amène le jouer à rester à l’affût de ces événements et à moduler son horaire personnel autour de son jeu vidéo. Il pourrait alors décider de modifier son horaire de sommeil ou de déplacer ses responsabilités afin de s’assurer de pouvoir participer à l’événement.

Types de jeux

Il est reconnu que certains types de jeux sont plus enclins à entraîner une dépendance que d’autres. C’est le cas, entre autres, des jeux massivement multijoueur ainsi que les jeux de tir à la première personne.

Contexte

Seul élément positif

Les jeux vidéo offrent des possibilités de créativité et de liberté infinies. Il est alors facile de s’y rattacher, surtout si le joueur vit des difficultés importantes dans sa vie personnelle, sociale ou scolaire. À un certain moment, les jeux vidéo peuvent alors devenir un refuge pour le jeune qui vit des difficultés et qui n’arrive pas à solutionner les problèmes dans sa vie réelle. Il y a aussi un élément de notoriété lié au personnage qu’il incarne. Il se peut que les autres joueurs le reconnaissent grâce à l’accoutrement qu’il porte. Cela peut affecter positivement l’estime du joueur.

Moment

Le moment de la journée changera grandement l’effet qu’un jeu aura chez la personne. Par exemple, est-ce que la personne joue avant de se coucher et pourrait nuire à son sommeil? Est-ce qu’elle remet ses responsabilités à plus tard au lieu de les faire pour jouer plus longtemps? Ce type d’utilisation aura beaucoup plus d’impact sur la personne que si elle joue dans ses temps libres, lorsque toutes ses tâches sont accomplies. Il peut y avoir une problématique lorsque le jeu prend une grande partie de la journée d’une personne au détriment d’autres activités importante. 

Individu

Habiletés sociales limitées

Un autre aspect que les jeux vidéo apportent est une certaine barrière sociale. Étant donné que les rencontres se font dans un environnement virtuel, le joueur gêné qui a de la difficulté à aller à la rencontre des gens peut alors avoir plus de facilité à entrer en contact avec les autres par le biais du jeu. Cependant, il se pourrait aussi que le jeu soit la seule source de liens sociaux qu’il entretient et que cela remplace totalement les relations sociales réelles.

Système de cotation des jeux vidéo

(tiré du site de l’ESRB)

Le système de cotation des jeux vidéo fonctionne de la même façon, ou presque, que la cotation des films dans l’industrie du cinéma. Il a pour but de s’assurer que l’utilisateur du jeu soit mis face à du contenu approprié pour son âge. Il est donc primordial de vérifier la cotation d’un jeu avant de l’acheter.

Réseaux sociaux n.m. :

Communauté d’internautes reliés entre eux par des liens amicaux ou professionnels, regroupés ou non par secteurs d’activité, qui favorise l’interaction sociale, la création et le partage d’informations. (OQLF)

Statistiques :

Selon une étude épidémiologique récente, réalisée en population générale auprès d’adolescents québécois de secondaire 3, 4 et 5, a révélé que, chaque semaine, 95,5% d’entre eux utilisaient YouTube, 94.7% utilisaient les réseaux sociaux (dont Facebook). (Dufour et coll., 2016 dans Mathieu, 2016, p.1).

%

YouTube

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Réseaux sociaux

Pour ou contre les réseaux sociaux?

Bien que nous pouvons observer l’apparition des réseaux sociaux et de ses bienfaits, il serait possible que nous soyons dépassés par l’évolution à une vitesse incroyable des réseaux sociaux. La nouvelle génération a constamment un accès facile et rapide à internet et ce qui s’y trouve et cela 24/7. Des jeunes ont des téléphones portables à un jeune âge et y ont accès dès un âge qui diminue avec les années. Il est impossible de couper au couteau à savoir si les réseaux sociaux sont bons ou mauvais puisqu’il s’agit d’un sujet rempli de nuances. Voici donc les bons coups et les moins bons coups des réseaux sociaux :

Les +

Divertissement

Les réseaux sociaux ont ouvert la porte au divertissement 24/7. À toute heure du jour ou de la nuit, des créateurs de contenu sont à l’ouvrage pour tenter d’offrir le divertissement tendance qui attirera l’attention du plus grand monde possible. Tous les sujets sont couverts, que l’on aime les jeux vidéo, les arts ou la cuisine. 

Communication

L’arrivée des réseaux sociaux s’est faite avec l’amélioration du service internet. La possibilité d’avoir internet en tout temps sur notre téléphone a permis aux réseaux sociaux de se tailler une place de choix dans les moyens de communication. Les textos ont remplacé les appels téléphoniques qui sont tranquillement remplacé par les appels vidéo-conférences si bien que le nombre de lignes fixes personnelles diminue constamment. Les réseaux sociaux ont permis l’échange d’information et de fichiers, si bien que beaucoup de personnes les utilisent pour le travail ou les études. Par ailleurs, les réseaux sociaux sont aussi utilisé afin de garder contact avec de la famille ou des amis éloignés. Il est alors possible de leur parler sans «faire de longues distances». C’est un outil très prisé lorsqu’il est possible d’être en contact physiquement.

Organisation

Les réseaux sociaux, comme Facebook, entres autres, ont offert un moyen à plusieurs gens d’organiser des événements avec une grande facilité. Que ce soit pour une marche concernant les changements climatiques, le «shower» de sa meilleure amie ou la fête d’un cousin, il est possible de déterminer notre intérêt face à l’événement ou de confirmer notre présence. Terminés les faires-part à envoyer des mois à l’avance ainsi que la quantité colossale de timbres à acheter. En un clic seulement, on peut ajouter l’événement à notre agenda virtuel.

Accessibilité

Les réseaux sociaux se veulent gratuits afin d’agrandir le plus possible leur communauté. Cela favorise alors l’adhésion et rend accessible le service. Tout le monde est en mesure de se créer un compte sur un réseau social en quelques étapes faciles.

Apprentissage

Les réseaux sociaux augmentent la possibilité d’échanger de l’information. Dans un même ordre d’idée, les plateformes de vidéos comme YouTube ont ouvert la porte aux tutoriels permettant d’apprendre à faire à peu près tout. Il est alors plus facile d’exécuter certaines tâches à l’aide d’un guide visuel. Les réseaux sociaux permettent aussi, au travers de groupes, des communautés d’apprentissage. Plusieurs personnes partageant une situation de vie similaire peuvent alors échanger sur des trucs et astuces pour relever de nouveaux défis.

Opinion

Les réseaux sociaux ont offert une plateforme aux gens pour exprimer leur opinion. Si, au commencement, plusieurs utilisaient les réseaux sociaux comme un journal intime, il a été possible de constater que certaines plateformes sont devenues le théatre de grandes discussions au sujet des enjeux de société. Cela peut alors aider à faire avancer certaines discussions ou, au contraire, créer une certaine discorde. Toutefois, cela reste un espace de discussion que plusieurs aiment utiliser pour échanger et faire valoir leur point de vue.

Habileté technologique

Les réseaux sociaux étant sur les technologies, ils aident grandement à améliorer les habiletés technologiques. Que ce soit pour la navigation web, la gestion de fichier ou d’images ou pour l’écriture au clavier, si une personne utilise les réseaux sociaux quotidiennement aura plus de facilité qu’une autre dont c’est la première utilisation. 

Les –

FOMO

Tiré du terme anglais «Fear of missing out», la peur de manquer quelque chose est un comportement de plus en plus observé chez les gens. En effet, depuis qu’internet est à la portée de chacun, il est possible de voir une augmentation de ce phénomène.  Il se décrit comme le besoin constant d’être connecté aux réseaux sociaux, afin d’être au courant des derniers changements. Comme beaucoup de personnes dépeignent de grands moments de leur journée, d’autres auront tendance à retourner souvent sur les réseaux sociaux afin de s’assurer de ne rien manquer. Ce sentiment peut alors les amener à s’informer davantage sur la vie de leurs amis que de se concentrer sur le moment présent.

Anxiété

Tel que vu plus haut, la peur de manquer quelque chose peut créer de l’anxiété chez les personnes dépendantes à l’utilisation des réseaux sociaux. De plus, les gens utilisant les réseaux sociaux veulent montrer le meilleur côté de leur vie. L’idée de bien paraître sur les réseaux sociaux pourrait donc également être une source d’anxiété pour les utilisateurs. 

Estime de soi

L’utilisation des réseaux sociaux peut par moment créer des problèmes d’estime de soi. Étant donné que ces réseaux sont publiques, il est possible de recevoir des commentaires ou messages haineux de la part d’internautes inconnus ou qui utilisent un pseudo anonyme. Il se pourrait alors que la personne ait de la difficulté à avoir confiance en elle, si elle reçoit des commentaires négatifs à chaque fois qu’elle publie une photo d’elle sur les réseaux sociaux. De plus, les normes de beauté sur les réseaux sociaux, ainsi que les nombreux influenceurs peuvent avoir un impact sur l’estime de soi, car ils représentent un idéal. Il est facile de se comparer aux autres et encore plus aux influenceurs puisqu’ils partagent beaucoup de contenu d’eux. Il est possible que la personne se mette de la pression et se tape sur la tête, parce qu’elle ne se sent pas à la hauteur de ses attentes. Cela peut être au niveau de l’apparence, mais aussi de l’expérience de vie. Les événements exclusifs, les soirées festives et les voyages sont tous des éléments qui peuvent amener quelqu’un à trouver son quotidien monotone et sans intérêt. Il est alors préférable d’éviter de se comparer sans cesse.

Communication

Bien que les technologies comme les réseaux sociaux ont accéléré la communication entre les gens, il existe certaines situations où ils peuvent poser problème. Per exemple, l’humour, l’ironie ou le sarcasme sont à utiliser avec modération en ligne, surtout à l’écrit, puisqu’il n’est pas toujours évidant de deviner le ton du message. Cela peut alors mener à des conflits si certaines blagues n’ont pas été bien comprises.

De plus, un outil a fait son apparition sur les différentes technologies : l’autocorrecteur. Bien que parfois, l’autocorrecteur est notre meilleur allié pour protéger la langue française, il se peut qu’il fasse écrire des choses que l’on ne pense pas. C’est pourquoi il est primordial de se relire régulièrement afin d’éviter des situations malaisantes.

Finalement, il y a aussi un enjeu relié au services internet. Même si, la majorité du temps, le signal se rend bien, il se peut qu’il y ait des coupures dans le réseau rendant la communication impossible. 

Santé

Il a été observé que les jeunes utilisant l’internet plus de 6 heures par jour développent des problèmes liés au sommeil. L’utilisation des écrans avant l’heure du coucher peut provoquer de l’insomnie. Cela est étroitement lié à la lumière bleue créée par les écrans. Ce type de rayon qui est créé dans toutes les écrans réduit la création de mélatonine dans le corps humain. Cette hormone a comme fonction de régulariser le sommeil ainsi que d’aider à atteindre un sommeil profond. 

Vie privée

Les réseaux sociaux sont un moyen de communication très utilisé, mais ils sont aussi une porte vers l’intimité des gens. Plusieurs personnes utilisent les réseaux sociaux pour partager des opinions, des photos de voyage ou des moments vécus en famille. Il faut donc faire attention puisque ces informations peuvent être utilisées par des personnes malveillantes pour faire du chantage ou usurper notre identité. Il est alors important de se questionner à savoir ce que nous voulons mettre sur les réseaux sociaux, quelle partie de notre intimité souhaitons-nous révéler. Peut-être qu’un autre moyen de communication serait à privilégier si nous souhaitons garder notre vie privée.

Éternité

Une autre difficulté reliée aux réseaux sociaux est le fait que tout ce qu’on l’y met y reste à jamais. L’internet est infini et a une longue mémoire. Il n’est pas rare de voir apparaître dans notre fil d’actualités des souvenirs vieux de 10 ans et plus. Si certains de ces souvenirs peuvent rendre nostalgique, d’autres peuvent faire monter en nous une certaine honte. C’est pourquoi il est recommandé d’éviter de partager sur les réseaux sociaux lorsque nous sommes fâchés : nous ne sommes jamais à notre meilleur dans ces moments. Certains souvenirs peuvent aussi être vus par un nouvel employeur ou des collègues de travail, ce qui peut mettre des gens dans l’embarras. Cela ramène à se poser la question à savoir si ça vaut vraiment la peine de poster ce qu’on s’apprête à envoyer, avant de le faire.

Sextage n.m. :

Utilisation d’un appareil mobile pour créer, transmettre ou échanger des sextos.(OQLF)

Le terme sexting vient de la contraction de deux mots anglais, soit «sex» et «texting».

Sexto n.m. :

Message à contenu sexuel suggéré ou explicite qui contient des courts textes, des photos ou des vidéos destinés à être transmis par un appareil mobile. (OQLF)

Statistiques:

Une étude a été menée en 2014 chez 5436 étudiants de 7e à 11e année canadiens. Chez les élèves ayant accès à un cellulaire, 24% nommaient avoir déjà reçu un sexto. Chez ces mêmes jeunes, 8% nommaient avoir déjà envoyé un sexto.

%

Ont déjà reçu

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Ont déjà envoyé

Sextage primaire

Le sexting primaire a lieu lorsqu’une personne envoie des vidéos ou des photos d’elle-même à une autre personne. Ces éléments la représentent alors de façon très privée, voir sexuelle.

Sextage secondaire

 Le sexting secondaire a lieu lorsqu’une personne transfert à une tierce personne le contenu explicite reçu. Cela peut avoir de grandes conséquences et mener à de la cyberintimidation.

Risques :

Bien que le sextage soit utilisé par certains adolescents, afin de découvrir leur sexualité, il contient certains risques à considérer. Étant donné que le concept du sexto est de s’exposer et de l’envoyer à une personne, il faut considérer le risque que celui-ci soit partagé. Même en ce qui concerne les relations amoureuses, lorsque celle-ci prend fin, parfois de manière non amicale, les partages de ces photos peuvent être utilisés comme moyen de chantage ou encore d’intimidation. Tout ce qui est partagé sur internet, même si le contenu est envoyé en privé à une personne spécifique, le risque que celui-ci soit partagé à d’autres est toujours présent. C’est dans ces cas-ci, que les lois en ce qui concerne le partage de photos intimes en âge mineur entrent en cours de route.

Lois :

Pour le sextage, certaines lois s’appliquent dans la divulgation d’image de soi. En effet, il est possible pour deux personnes majeures (18 ans et plus) de s’envoyer des images ou des vidéos à caractère sexuel d’eux-mêmes si elles sont toutes deux consentantes. Il est tout de même interdit d’envoyer, prendre, publier, transmettre, distribuer ou rendre accessible des images d’une personne sans son consentement.

De plus, les personnes ne moins de 18 ans n’ont pas le droit d’envoyer ou d’emmagasiner des photos ou des vidéos à caractère sexuel, même s’il s’agit d’images d’eux-mêmes. Il s’agit alors de contenu considéré comme de la pornographie juvénile. Le sextage entre deux personnes mineures est illégal même si les deux sont consentantes, même si l’auteure de l’image l’a prise elle-même et même si les deux personnes sont mineures.

Identité numérique
Identité n.f. :

Caractère permanent et fondamental de quelqu’un, d’un groupe, qui fait son individualité, sa singularité; Ensemble des données de fait et de droit qui permettent d’individualiser quelqu’un (date et lieu de naissance, nom, prénom, filiation, etc.)NumériqueSe dit des systèmes, dispositifs ou procédés employant ce mode de représentation discret, par opposition à analogique.

Virtuel adj. :

Qui n’est qu’en puissance, qu’en état de simple possibilité (par opposition à ce qui est en acte. Qui comporte en soi-même les conditions de sa réalisation ; potentiel, possible

L’identité numérique fait référence à la personnalité virtuelle, en lien avec les habitudes de consommation de l’Internet et à l’usage qui est fait. Il s’agit d’une identité réelle, mais de façon virtuelle, avec un effet de probabilité. En utilisant le soi comme un identifiant via les attributs (date de naissance, un nom, un numéro). Il est donc possible à un individu de se créer une personnalité, un personnage, et d’y attribuer les qualités, le physique et les éléments que l’on souhaiterait posséder au quotidien. Toutefois, le fait d’exister virtuellement inclut des responsabilités, des obligations, des impacts qui sont réels.

Comment l’identité numérique a-t-elle un impact dans notre quotidien ?

Utilisé dans les jeux vidéos, par exemple, l’identité numérique permet au joueur de se créer un profil répondant à ses critères, à ses besoins, à ses désirs. Ainsi, il peut être facile et invitant pour quelqu’un de se voiler derrière cette facette de soi, pour ainsi s’échapper de la réalité. Cette facette peut alors devenir addictive, en lien avec le réconfort qu’elle offre, ainsi que le sentiment de liberté et de confiance en soi.

Un enjeu gouvernemental existe également quant à l’utilisation de cette identité numérique afin de définir une façon de rejoindre aisément et simplement, les citoyens et les citoyennes. Encore une fois, la facilité d’accès à ce mode de communication possède également des enjeux. Par exemple, la cybersécurité est un des éléments qui soulèvent actuellement beaucoup de questionnements, puisque plusieurs renseignements personnels y sont placés. 

« Lorsqu’il explique la portion numérique du concept, Karsenti se rapporte au contexte et aux relations où dominent les médias basés sur les systèmes informatiques. En évoluant dans l’espace numérique, un citoyen s’expose, comme le souligne Ribble, à une « tendance aux utilisations abusives en matière de technologie dans les écoles, les foyers et la société en général […]. Malheureusement le monde numérique ne propose que peu de règles quant au comportement adéquat qu’un citoyen numérique est supposé adopter. » 

L’éthique du citoyen et de la citoyenne est également à considérer. Malgré le fait que les actions sont réalisées de façon virtuelle, les impacts de la vie réelle se maintiennent. On parle alors de la e-réputation qui agit au même titre que la réputation, mais qui est étroitement liée à l’identité numérique. Malheureusement, peu de balises ont été mises en place jusqu’à présent, ce qui n’empêche en aucun temps la présence de cyberintimidation, le vol d’identité, perte de crédibilité, propager des fausses informations, toutes ces conséquences peuvent s’appliquer envers tous types de personnes et de tous âges.

Types d’utilisateurs et utilisatrices d’identité numérique :

Identité déclarative, qui fait référence au fait de refuser d’entrer des informations en lien avec le genre, l’état civil ou d’autres thématiques. 

Identité calculée, par des Services offerts et l’utilisation de la technologie pour la facilitation du quotidien (par exemple, le visionnement de son état de compte bancaire). 

Identité agissante, qui fait l’utilisation de ses informations dans différents contextes et qui partagent des éléments de toute sorte sur différent média social, qui permet aux entreprises spécialisées de tracer les besoins et intérêts d’une personne. 

De ce fait, l’empreinte numérique influence les algorithmes des médias sociaux en lien avec les recherches, les publicités et la géolocalisation, si la personne utilise à outrance ses informations afin d’obtenir des informations.

Pourquoi l’identité numérique a été mise en place ?

Pour permettre et faciliter l’apprentissage, la communication, la résolution de problèmes, le développement personnel, la pensée critique, l’innovation et créativité, la collaboration, la production de contenu, l’inclusion et la diversité des besoins, de la population en générale.

Pourquoi utilisons-nous l’identité numérique ?

Principalement, l’identité numérique a un but de répondre aux besoins de sécurité, de mobilité, de la facilité d’accès aux services et de recevoir les informations nécessaires. Par contre, les traces laissées sur l’Internet et l’accès à cette technologie font en sorte qu’il existe une omniprésence du support de l’internet, mais aussi de la capacité et le besoin de répondre au moindre désir des gens en tout temps. L’identité numérique a un impact direct sur notre mode de vie et est rapidement devenu un réflexe de société, qui ne cesse de devenir populaire et influent. Il existe également un enjeu important concernant la vie privée, la confidentialité, qui ne semble pas toujours être considéré par les utilisateurs et utilisatrices de ces identités. 

Selon une étude réalisée par Habilo Médias, auprès des jeunes canadiens, il est démontré que ceux-ci utilisent beaucoup des médias et leur identité numérique afin de faire la gestion de leurs relations en ligne. D’ailleurs, 14% des garçons ont nommés se sentir à l’aise de prétendre être quelqu’un d’autre pour flirter, contre 12% des filles. À travers des jeunes qui ont participés à l’enquête, le fait de partager leur géolocalisation ne semblait pas être un problème. En fait, 39% des jeunes disaient partager cette information avec les amis et 27% partageaient avec leur amoureux/amoureuses.

Les dangers à surveiller

En investissant beaucoup de temps et d’énergie dans le monde numérique, il est possible de perdre l’envie de nourrir sa personnalité au quotidien, en valorisant les acquis virtuels. On plonge alors directement vers un risque important de cyberdépendance. 

Manipulation des entreprises, par la transmission de nos informations. Les publicités sont alors mises de l’avant selon nos recherches et encouragent notre consommation. 

L’empreinte numérique est définie par nos recherches Internet, pendant lesquelles on distribue beaucoup d’informations personnelles. Ces informations partagées augmentent le risque de se faire voler notre identité ou de se faire frauder. 

Pourquoi protéger sa vie privée, et comment faire ?

La nécessité de privatiser sa vie, 

  • Ne pas enregistrer ses informations (nom, adresse, numéro de carte/compte bancaire, numéro assurance sociale) en vue de les réutiliser automatiquement
  • S’assurer des sites Internet utilisés pour faire des achats 
  • Ne pas distribuer ses informations personnelles 
  • Partager le moins de renseignements possibles sur ses allées et venues 
  • Vérifier régulièrement les paramètres de cybersécurité 
  • Ne pas utiliser la géolocalisation, s’il n’est pas nécessaire

Le besoin d’affichage et de transmettre les informations à ses proches de ses habitudes de vie peut sembler inoffensif pour certaines personnes, mais plusieurs dangers sont en lien avec ces partages. 

L’Internet étant un grand livre ouvert, les renseignements personnels partagés peuvent être utilisés largement, et ainsi devenir une atteinte à VOTRE vie privée, s’ils sont utilisés sans votre consentement. 

Les agents publicitaires utilisent d’ailleurs le maximum de vos informations personnelles, afin de vous faire parvenir les offres les plus alléchantes et qui répondent à vos besoins.

Binge Watching 

«Binge watching» est une expression anglaise qui se résume par le fait de regarder de façon excessive.

L’Office québécois de la langue française, traduit le «Binge watching» par le visionnage en rafale et le défini comme suit : «Pratique qui consiste à regarder plusieurs épisodes d’une émission, généralement une série télévisée, les uns à la suite des autres et sans interruption.»  

Depuis l’apparition des plateformes télé, comme Netflix™, Disney+™ et autres, une tendance s’est dessinée dans les habitudes de vie, qui est d’écouter du contenu en continu. Avec l’utilisation de la télévision par câble, lorsqu’une série voit le jour, il n’est pas rare de devoir attendre plus d’une semaine avant d’avoir accès à la suite. Toutefois, la demande étant forte, l’offre a permis aux gens d’avoir une grande variété de produits télévisuels à la maison, à peu de coûts. Le terme «binge watching» fait référence à cette tendance de regarder des séries télévisées, des films ou autres éléments télévisuels, en grande quantité, sans savoir quand ni comment s’arrêter. 

Cette culture du binge peut être observée dans d’autres sphères et peut être dommageable à différents niveaux. Le binge peut alors être traduit par la frénésie. 

Frénésie n.f. :

État d’exaltation violente, d’égarement, menant aux pires excès. Enthousiasme très vif. Violent engouement pour quelque chose. (Larousse.fr) 

De là l’importance de consommer raisonnablement et d’être prudent en lien avec des nouvelles habitudes, puisque la frénésie peut entraîner des envies d’excès, qui elles peuvent entraîner un cycle de dépendance. 

Cette tendance a toutefois des répercussions négatives dans la vie des gens qui pratiquent le «binge watching» :

Isolement :

Les gens tendent à rester davantage seuls, afin de profiter des séries télévisées. 

Fatigue :

Comme le contenu offert est infini, il devient difficile d’y mettre une fin. L’accessibilité est mise de l’avant, et la santé des gens est affectée. 

Dépendance :

L’hormone du plaisir est grandement sollicitée dans une telle situation, donc l’envie de reprendre l’écoute au détriment des tâches, des sorties, des études ou autre, se fait plus présente. 

Sources

1.MATHIEU, Lilianne. L’implication parentale en prévention de l’utilisation problématique d’Internet chez les adolescents, rapport de Maîtrise, Université de Sherbrooke, Faculté de médecine et des sciences de la santé, 2016, En ligne <https://www.usherbrooke.ca/toxicomanie/fileadmin/sites/toxicomanie/documents/2e_cycle_Maitrise/Essais_synthese/2017/Lilianne_Mathieu_essaisynthese.pdf>, page consultée le 15 juin 2020.

2. SUISSA, Amon Jacob. Sommes-nous trop branchés? La cyberdépendance, Presses de l’Université du Québec, 2017, 176p.

3. BÉRUBÉ, Martin. La citoyenneté numérique : concept et enjeux, 2019. En ligne. <https://rebicq.ca/realisation/la-citoyennete-numerique-concept-et-enjeux/>, page consultée le 21 juin 2021.

4. DESFACHELLES, Marion, FORTIN, FRANCIS. Le sexting secondaire chez les adolescent·e·s. Origine et enjeux d’une source de cyberintimidation, Médecine et Hygiène, 2019, 30p.

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Liens utiles

Si vous cherchez plus d’informations sur l’usage des écrans, Capsana vous offre le site pausetonecran.com. C’est un site préventif qui vous offrira une tonne d’informations sur l’usage des écrans et l’hyperconnectivité.

Le site d’Habilo Médias est un site qui regorge d’informations sur l’usage des technologies, plus particulièrement chez les jeunes.

Le livre Les écrans et toi est super pertinant pour les jeunes qui souhaiteraient développer un usage sain des technologies.

Le livre Sommes-nous trop branchés? La cyberdépendance se penche sur la cyberdépendance et dépeint cette thématique. Il s’agit d’un livre très théorique qui rentre en profondeur dans ce domaine.

L’Association des optométristes du Québec explique bien le principe de la lumière bleue.

Le docu-réalité Un vrai selfie, est disponible sur le site de TV5. Il suit le quotidien de huit jeunes Canadiens au travers de leur périple dans l’amélioration de leur santé mentale. C’est un documentaire qui nous rapproche de l’humain et de son authenticité.

Fiche d’auto-observation, de la psychologue Marie-Anne Sergerie, concernant l’usage des technologies.

Section parents

Être parent dans un monde de plus en plus branché peut s’avérer être un grand casse-tête. Par moment, en tant que parent, on peut se sentir dépassé par des moyens technologiques de plus en plus performants, surtout si nous n’avons pas d’intérêt particulier pour cela.

Il existe, par contre, des pistes de solution !

Si vous vous intéressez au sujet des technologies ou que vous vous questionné sur l’usage de vos enfants, vous vous DEVEZ de lire le livre Parents dans un monde d’écran. Il s’agit d’un livre hyper pertinent destiné précisément pour les parents et qui aborde plusieurs thématiques entourant les technologies. Sorti en 2019, il est très à jour par rapport aux nouvelles tendances web qui pourrait intéresser vos jeunes et il dresse un portrait précis des éléments à vérifier selon l’âge de vos jeunes.

Le site Parents Cyber Avertis est aussi une importante source pour chercher des trucs est astuces afin de bien protéger l’activité de nos enfants en ligne. Il met l’emphase davantage sur leur sécurité sur le web.

Sextage

Le Centre Cyber-aide a créé Empa-TIC, un guide sur la pratique du sextage destiné aux parents et aux adultes significatifs. C’est un guide assez complet pour ouvrir la discussion avec son jeune sur le sujet.

Sinon, il existe aussi le site Aidez-moi SVP qui offre du soutien dans le cas où des photos intimes de soi-même ou d’un proche se retrouve sur internet. Il offre des marches à suivre pour les différentes plateformes web.

Identité numérique

Le site web de Citoyenneté numérique Québec offre beaucoup d’informations afin d’accompagner les jeunes dans leur utilisation des technologies.

Ateliers scolaires

Primaire

Web’s qu’on s’en va? – Jeux vidéos

Public cible : 4e année

Objectifs : Un atelier qui permet d’offrir de l’information sur l’utilisation des jeux vidéos afin de garder un équilibre et la notion de plaisir.

Durée : 1 heure

Descriptif : Les jeunes auront l’opportunité d’aborder les bons et les moins bons côtés des jeux vidéos au travers de la lecture d’une bande dessinée. Nous profiterons de l’occasion pour soulever les signes d’une utilisation abusive afin de pouvoir ouvrir la discussion sur les moyens à prendre.

Web’s qu’on s’en va ?–Réseaux sociaux

Public cible : 6e année

Objectifs : Les élèves auront la chance de réfléchir à la place qu’occupent  les réseaux sociaux dans leur quotidien afin de préserver la notion de plaisir.

Durée : 1 heure

Descriptif : Au travers d’un quiz, les élèves seront amenés à se poser des questions sur les bons et les moins bons cotés des réseaux sociaux. Ils seront appelé à se prononcer sur la bonne façon de les utiliser afin de bien profiter de leurs aspects positifs tout en laissant à l’écart les effets néfastes.

Cyberdépendance

Public cible : 5e à 6e année

Objectifs : Un atelier qui permet d’offrir de l’information sur l’utilisation de la technologie au quotidien et d’aborder des moyens afin de garder un équilibre de vie

Durée : 1 heure

Descriptif : Les jeunes auront l’opportunité d’aborder les bons et les moins bons côtés de la technologie. Nous profiterons de l’occasion pour soulever les signes d’une consommation abusive afin de pouvoir ouvrir la discussion sur les moyens à prendre. Les élèves pourront faire une évaluation sommaire et personnelle de leur utilisation à l’aide d’un exercice proposé.

Secondaire

Web’s qu’on s’en va?-Hyperconnectivité

Public cible : Secondaire 1 à 3

Durée : 75 minutes (1 période)

Objectif : Réfléchir à l’usage des TIC (technologie de l’information et de la communication), principalement le cellulaire.

Descriptif : À l’aide de mise en situation, les élèves auront la chance de nommer les bénéfices et les conséquences de l’utilisation quotidienne des TIC. lls pourront à l’aide de discussion de groupe trouver des solutions et des alternatives pour utiliser adéquatement les TIC.

Web’s qu’on s’en va? – Le sextage et le dévoilement de soi

Public cible: Secondaire 4 et 5

Objectifs: Réfléchir aux impacts de la transmission d’informations intimes et personnelles sur Internet et par messages textes.

Durée: 75 minutes (1 période)

Descriptif: L’atelier permettra de définir cette pratique et d’ouvrir sur un sujet parfois tabou. Une situation fictive présentée lors de l’animation permettra de connaître les impacts du sextage derrière l’écran. Les élèves pourront d’autant plus analyser les différents enjeux relatifs au sextage.

450 888-2572

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515, avenue Robert

Saint-Hyacinthe Qc J2S 4L7

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